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mardi 15 octobre 2013

Bruxelles : Sufi night le 26/10/2013



Si le soufisme – le courant mystique de l’Islam – a probablement vu le jour dès l’époque du prophète Mohammed, c’est à partir du 10ème siècle qu’il a connu sa véritable éclosion. Le soufisme a nourri de grands poètes tels que Rumi et Hafez, et a donné naissance à une riche tradition musicale et spirituelle, développée au sein de diverses confréries qui se sont répandues de l’Asie à l’Afrique et à l’Andalousie. Cette tradition est restée vivace jusqu’aujourd’hui. Pour cette sixième édition (déjà !) de Sufi Night, Moussem Centre Nomade des Arts et BOZAR présentent une nouvelle fois encore un programme qui invite à la découverte.
PROGRAMME
14:00 Workshop danse avec Duraid Abbas @ Terarken 
Sufi Night accueille le metteur en scène, comédien et danseur irakien Duraid Abbas (Strange Fruit) pour un workshop où il exposera les mystères du « Grand Ordre de Qadiri-Kisenzani ». Kisenzan est un mot kurde-syrien signifiant « personne ne sait », soit « le secret ultime ». Rompant le serment du secret de la confrérie, Abbas fait découvrir aux participants de ce workshop les similitudes entre les fêtes religieuses des Kisenzanis et le théâtre. La première partie du workshop est consacrée à une introduction aux techniques et à la signification de la danse soufie telle qu’elle est pratiquée lors de ces cérémonies religieuses. Pendant la deuxième partie de cette rencontre, les participants sont invités à participer eux-mêmes à une célébration spirituelle. inscrire: femke@moussem.be
14:00 Diwans.org installation @ vesitiaire
Au départ de textes du poète soufi persan Hafez et du poète-philosophe allemand Goethe, l’équipe de diwans.org a mis sur pied un projet web artistique et participatif dont l’enjeu central est le dialogue interculturel entre Orient et Occident. Des artistes du monde entier sont invités à se laisser inspirer par l’oeuvre de ces grands poètes et de partager leur contribution via diwans.org. Venez vous asseoir dans le divan de Diwans. Pendant toute la durée de Sufi Night, cette installation intimiste et interactive vous permettra de découvrir le recueil de poèmes audiovisuels de diwans.org. 
Workshop créatif Diwans.org @ Salon Royale
Diwans.org vous invite à créer votre propre poème audiovisuel. Pendant ce workshop créatif, les participants se trouveront entraînés dans l’univers de diwans.org. Ils apprendront la méthode de « poétique audiovisuelle » de diwans.org pour apporter leur propre contribution au projet. Le workshop est accessible à tous les âges et ne demande pas de connaissances techniques préalables. (max. 15 participants) inscrire: contact@polymorfilms.be
17:00 Conférence d’Abdellah Cherif Ouazzani: "Le soufisme, la voie mystique de l'islam" @ Salle M
Abdellah Cherif Ouazzani est président de la Fondation Moulay Driss d’études théologiques et historiques, une organisation vouée à la protection et à la promotion de l’héritage culturel, scientifique et spirituel de l’Islam arabe, un accent particulier étant mis sur le Maroc. La Fondation partage ses connaissances et les résultats de ses recherches avec le public intéressé par le biais de publications, conférences et lectures.
18:00 Concert : Hassan Rahali & Ensemble Achadilia @ Salle M
Hassan Rahali passe son enfance dans un village près de Tétouan. Son père, Mohamed El Mamouni Rahali, l’un des grands maîtres soufis du Nord du Maroc, l’instruit dans le chant et la musique islamiques, dont l’art du Madih et du Samaâ. Hassan Rahali vit désormais à Bruxelles. Il y fonde l’ensemble Achadilia, qui tire son nom d’Abi Elhassan Echadili, le père spirituel de la tradition soufie marocaine. Pour ce concert, Achadilia se réjouit de la présence du chanteur soufi marocain Saad Temsamani.
19:00 Conférence Marc Colpaert: « Hafez et Goethe : esprits ouverts et contrepoison » (en anglais) @ Salle M
Marc Colpaert situe son exposé dans le contexte historique qui a donné naissance à la poésie du Divan de Hafez et de Goethe. Il explicite en quoi ces poèmes se rapportent au soufisme et par quelles voies l’interaction des deux poètes peut ouvrir à un dialogue interculturel fécond.
20:00 @ Salle Henry Leboeuf
Sidi Goma
Héritiers d’une tribu soufie noire originaire d’Afrique de l’Est, les Sidi Goma sont arrivés en Inde au XIIIe siècle. Ils ont su y préserver leurs danses et musiques venues d’Afrique. Au cours de leurs rituels puissants et rythmés, les danseurs entrent en transe. Soutenus par une musique allant en s’intensifiant, ils atteignent graduellement l’extase. Les rituels des Sidi Goma comprennent également des solos de malonga - un instrument à une corde se rapprochant du berimbau brésilien - et des parties dévotionnelles, plus statiques, avec prières (le Zikr) et chants rituels. L’énergie et la joie exubérantes des Sidi Goma est contagieuse, leurs rituels hypnotisants et leurs traditions, à la croisée de l’Inde et de l’Afrique, fascinantes.
Best of Young Moroccan Sufi Singers: Rafik El Maai - Abdesselam Khaloufi - Mohammed Laroussi - Marouane Hajji - Hakim Khizrane 
Les jeunes chanteurs et musiciens de ce groupe constitué spécialement pour Sufi Night proviennent de cinq confréries soufies allant de Tanger à Fès. Dès leur jeune âge, tous ont été attirés par la splendeur du répertoire spirituel soufi. Aux conservatoires de Tanger, de Tétouan et de Fès, ils se sont perfectionnés dans le chant et le jeu du luth, du violon et de l’oud. Leur répertoire perpétue la musique de l’ancienne tradition andalouse, mais aussi les proses de maîtres médiévaux tels qu’Ibn Al’Arabi et As Sushturi.
Rafik El Maai : voix soliste et rebab - Abdesselam Khaloufi : voix soliste et luth - Mohammed Laroussi : voix soliste et violon -Marouane Hajji : voix soliste - Hakim Khizrane : voix soliste - Ahmed El Maai : voix et quanun - Abdessamad Chentouf Driquich : alto - Noureddine Acha : ney - Mohamed Hajjaj : tar - Ahmed Khaili : derbouka
Ismail Coşar
Dès son plus jeune âge, il était clair qu'Ismail Cosar deviendrait muezzin et imam. Il a grandi dans le village turc de Çaglayan Köyü, à 8 kilomètres de l'ancienne capitale ottomane de Bursa, où il s'est rendu après avoir terminé ses primaires. En 3 ans, il y a appris le Coran par cœur et a reçu une formation de muezzin. Aujourd'hui, cela fait 43 ans qu'Ismail Cosar travaille dans la plus grande mosquée d'Ankara : d'abord comme muezzin pendant 28 ans et, depuis 15 ans, comme imam. « Je connais les textes que je récite à la perfection, donc je peux vraiment me plonger dedans. La beauté de cette poésie me touche et je veux transmettre ce sentiment au public », explique-t-il. Jusqu'à présent, le plus grand récitant du Coran de Turquie s'est déjà produit dans 136 pays. Sur la scène du Palais des Beaux-Arts, il sera accompagné d'un chœur et d'un ensemble. Frissons garantis !

samedi 12 octobre 2013

L'HOMOSEXUALITE ET L ISLAM



D'abord, avant de parler d'homosexualité, il faut savoir que la vie d'un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation "la Chariâ".
Ce sont des lois basées sur l'interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les "dits" (Hadith) du Prophète et ses gestes.

On distingue, toutefois, les "Sunnites" qui sont les partisans de la "Sunna" à l'opposé des "Chiites" qui vénèrent plutôt son gendre "Ali". La question sexuelle n'échappe pas à l'interprétation par ces textes. 

Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques
(Oulama= savants=théoligiciens de l'Islam)
vis à vis de l'homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu'ils portent sur la sexualité "normale" (hétérosexuelle). Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.

"La fornication" est un péché capital qui peut aller jusqu'à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l'Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l'islam un don qu'il convient d'accepter, d'en jouir et de s'y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance...)

En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire. "De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir" (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)

Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: "Le célibataire est le frère du diable" (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s'abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.

A cet égard l'homosexualité, mais surtout plus précisément "l'efféminat" de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.
Le Coran aborde l'homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.

Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair". [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]
Puis son peuple n'eut que cette réponse:
« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu'elle serait du nombre des exterminés. »[57] 

Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.

Le terme "Tajhaloun" signifie "ignorer" ce qui atténue, d'après certains auteurs, quelques part, "la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels" et laisse entr'apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu'il ont démenti "un messager de Dieu".

L'exemple" du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d'Al-Arâf (80-82) il figure entre les "exemples" du peuple du "Prophète Salah" et du peuple Madyan et leur "leur frère Chouayb", deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.

Et Loût, quand il dit à son peuple:
« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n' a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]

Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire: « Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82] Musrif" en arabe signifie "impie et outrancier" alors que la règle en islam, en général, est la modération.

D'autre part, Le Coran promet aux croyants qu'au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l'origine l'adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d'entrer dans l'âge adulte "éphébie"). 

Les poêtes et les sultans ne cessaient d'invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu'ils entretenaient . Mais pour la plus part des "Oulamas" il n'y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :
« L'homosexualité est la turpitude des turpitudes »,
la condamnation est donc claire et nette.

Pour la Sunna, la condamnation de  l'homosexualité est catégorique:
« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l'actif » (le Prophète Mohamed).

...Ce "hadith" ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.

Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la "fornication" entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de "fornication" requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l'honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d'avoir vu l'action de pénétration du membre sexuel du "fornicateur". 

Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.

D'autre part, pour certaines branches de l'islam, c'est l'émission du sperme qui détermine l'acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c'est le sperme qui contient les germes de vie et c'est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.

Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l'acte homosexuel n'est pas susceptible d'engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l'homosexualité. 

D'ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l'adultère chez certaines de ces sociétés.

Au lecteur de ces lignes, il apparaîtrait que ces textes traitent de l'acte sexuel dans tous ces détails mais laissent des marges d'interprétation et d'accommodation plus ou moins larges.

L'homosexualité représente 10% de la population mondiale pour ceux qui ne se cachent plus, Et on peut compter 15 et 17% au total. Certaines coutumes ou religions ou même lois, dans certains pays dont le notre obligent au silence et au secret, mais ne le renions pas ils existent par la nature même si la " normalité " créée par l'Homme les rejette : s'ils sont là , c'est qu'Allah l'a permis. Et si Allah a permis qu'ils soient sur la terre auprès de nous tous, je ne pense pas que ce soit pour qu'on ait de la haine pour eux. Allah a voulu que les êtres soient différents, certainement pour nous apprendre à aimer plus que nous-mêmes.

Musulman, croyant...  les mots ne doivent pas séparer les êtres humains.

Sans approfondir les arguments Freudiens, en se penchant sur les sociétés musulmanes on constate que les mâles vivent dans un système dont ils sont les piliers. L'homosexualité reste le seul exutoire pour ceux que leur trop-plein de virilité encombre. Il faut dire que la ségrégation entre les sexes et l'interdiction de tout rapport avant le mariage, ne fait que renforcer cette tendance.

D'autant plus que , comme partout en Méditerranée, seuls sont considérés péjorativement comme homosexuels les partenaires passifs alors que les actifs développent une réputation de virilité débordante qui leur apporte la considération et l'estime des autres parfois.

Ce regard que porte la société sur la virilité provoque des réactions parfois ironiques:
Les partenaires actifs sont obligés d'adopter parfois des comportements dévalorisant vis à vis des passifs qui peuvent aller jusqu'à l'humiliation devant les hétérosexuels. Les qualificatifs d'homosexuels et bisexuels sont ainsi complètement reniés pour éviter tout soupçon de sentimentalisme mettant en cause leur virilité. 

Ainsi les relations se résume dans la plupart des cas à des simples rapports d'assouvissement des besoins sexuels. Le tout en cachette, car l'homosexualité est légalement interdite par la loi, mais toutefois tolérée si elle reste discrète. Les sentiments sont ainsi discrédités et révoqués , et donc tout autre cadre de vie en commun, en couple est complètement exclus par la société.

Dans les milieux traditionalistes profondément rattachés à la religion, les passifs sont consid\érés comme des personnes inférieures, immatures, et simples d'esprit .
Tandis que les actifs sont traités de bestiaux et de pervers. Entre le rejet de la religion et celui de la société l'homosexuel arabe préfère rester dans le placard pour éviter ce jugement péjoratif et honteux, son destin est le mariage forcé ou la solitude et la déprime et dans les cas limites le suicide.

Seules les personnes des sphères bien aisées de la société peuvent "affirmer" cette appartenance, mais ils restent cloîtrés dans leurs cercles privés.
Dans le cas des "Beurs", Français d'origine maghrébine généralement, à ce rejet de la famille et des "semblables" se greffe le rejet de la société en tant qu'étranger !!" et le risque accroissant de la maladie.

L'homosexuel "Beur" se trouve ainsi sans "racines" ni "espoirs". Ces derniers temps cette "Communauté a commencé à s'organiser pour sortir au jour et revendiquer leurs droits à la reconnaissance. Mais si cet appel ne trouve pas d'échos chez les Maghrébins de France, ces homosexuels risquent de se claustrer dans un ghetto comme les autres communautés homosexuelles.

En conclusion, l'homosexualité a connu des périodes moins stressantes que de nos jours. Les sociétés arabo-musulmanes n'ont pas cessé d'accommoder l'application de la "Chariâ" à leur train de vie et leurs aspirations .

L'émergence de temps en temps des courants fondamentalistes qui n'admettent pas ce contexte remet en cause cette évolution. L'homosexualité n'échappe pas à cette règle de balancement entre fermeté et tolérance (néanmoins marginalisée). Elle a existé et elle existera toujours. Mais il faut peut être attendre trés longtemps pour voir une reconnaissance franche des homosexuels dans les pays arabo-musulmans.

Pour replacer le débat dans un autre contexte, il faut je pense bien considérer que les religions - Islam ou christianisme - définissent des normes qui visent à conduire l'individu à la sainteté. Si tous le hommes - voire simplement tous les musulmans ou tous les chrétiens - étaient des saints, on l'aurait remarqué depuis longtemps et l'humanité n'en serait pas où elle en est!!!

Le respect des interdits charnels n'est donc qu'un des aspects de la recherche de la sainteté, il est loin d'être le seul et il n'est probablement pas le plus important. Le propre des péchés liés à cet aspect des choses c'est qu'ils sont mesurables et dénombrables alors que tel n'est pas le cas des recommandations en matière d'amour de son prochain, de charité , voire de simple respect du bien d'autrui, tous domaines où on trouve aisément des arrangements avec sa conscience!!

On me permettra de penser que l'exploitation de la misère des hommes - même conjuguée avec l'assistance à la messe ou le respect de la charia - est infiniment plus condamnable que le fait pour deux hommes de s'aimer en toute liberté entre eux

mehdibxl (a la naissance de bab al hourria)

vendredi 11 octobre 2013

Orlando Cruz : quand Canal+ s’intéresse au boxeur gay

Orlando Cruz : quand Canal+ s’intéresse au boxeur gay


Depuis son coming out en octobre 2012, Orlando Cruz se pose en porte-drapeau de l’homosexualité dans le sport et incite tous les sportifs homosexuels à « sortir du placard ».

Un an après, soit ce samedi 12 octobre, ce boxeur poids plume de 32 ans va disputer un championnat du monde à Las Vegas. Et ce n’est pas seulement pour ce combat que la presse internationale s’intéresse à lui puisque, cet été, Orlando Cruz a demandé en mariage son petit ami sur Facebook. Le magazine L’effet papillon en profite pour proposer, ce jour-là, un portrait du sportif dans son émission.

Les journalistes Benoit Chaumont et Ibar Aibar l’ont suivi pendant ses dernières semaines de préparation : depuis sa salle de boxe où il s’entraîne, jusqu’à Porto Rico, son île d’origine où son homosexualité n’a pas toujours été bien reçue. Un portrait à suivre dans le magazine présenté par Daphné Roulier dès 13h40, en clair, sur Canal+.



source toutalatele

dimanche 22 septembre 2013

PRIX DE LITTÉRATURE GAY: ET LE GAGNANT EST HICHAM TAHIR

Hicham Tahir - prix du Roman Gay 2013
© Copyright : Facebook - Hicham Tahir

A à peine 24 ans, l'auteur marocain Hicham Tahir, décroche son premier prix pour sa toute première oeuvre littéraire, "Jaabouq". A mi-chemin entre l'(auto)biographie et la fiction, ce recueil de nouvelles décrivant un Maroc cru, séduit le jury du prix du Roman gay 2013.
Sur une trentaine d'auteurs, dont deux marocains, Hicham Tahir a séduit le jury du Prix du roman gay 2013 avec sa toute première oeuvre littéraire, baptisée Jaabouq. Jeudi dernier, les éditions Du Frigo ont remis le lauréat du prix du roman gay, nouvelle version franco-belge du Prix du roman gay créé en 2003 par les Editions Cylibris à ce jeune auteur marocain de 24 ans. Ce prix a mis en compétition des romans publiés et/ou réédités entre 2008 et 2013. Hormis les dates d’édition ou de réédition, deux autres conditions à la participation à ce prix : que les romans soient de langue française et d’inspiration homosexuelle et masculine. Ce qui revient en fait à parler de trois conditions, l’inspiration homosexuelle féminine étant en l’occurrence exclue.

Cru, cinglant, plus cynique qu’ironique, ce recueil de nouvelles bouscule le lecteur sans ménagement aucun, dans une langue et un langage tout aussi crus et cinglants. Les descriptions prennent à la gorge. "Jaabouq", une oeuvre poignante qui décroche son premier prix, celui du Coup de coeur du Jury. Hicham Tahir, nous en dit un peu plus...
Son par Sophia Akhmisse
Abrupte lecture d'une abrupte appréhension du monde

Derrière la violence, saisissante, des mots qui s’abattent et claquent et vous coupent le souffle, une odeur de soufre qui s’élève comme un cri de désespoir. Pamphlet d’une société se débattant avec ses propres contradictions? Peut-être. Hurlement d’un étranger à son propre monde et même à sa propre mère, certainement. Car si Hicham Tahir reprend des thèmes par trop traités dans la littérature notamment maghrébine, il les aborde avec une originalité et une verve qui rappellent d’ailleurs le regard aiguisé comme un couperet du grand Driss Chraïbi qui, dans son trop longtemps incompris "Passé simple", rendait compte de fractures sociales et de souffrances vécues dans la chair. Certains passages du roman de Hicham Tahir ne sont en effet pas pour nous rappeler à certains passages du « Passé simple » où le narrateur, révolté contre le père omnipotent, parle de sa mère avec autant d’amour que de haine, d’affection que de mépris, la suppliant par moments de se relever de son asservissement ou, dit-il à un moment, ses "aisselles blanchiraient".

Pour un aperçu que nous vous laisserons accueillir et sonder à votre gré un extrait choisi de ce recueil qui fait d’ailleurs état de toutes formes de violences et de discriminations : "Ma mère est une pauvre conne inculte qui ne pense que rarement. C’est une pauvre dame. Elle est pauvre dans l’âme aussi. Elle n’a jamais connu l’école, à neuf ans elle a connu mon père. A onze ans, elle l’a épousé. A treize ans, elle a eu sa première fille et depuis elle vit avec mon père, ce même homme depuis toujours. Elle a vu mon père plus que sa propre famille, plus que le monde, plus que la rue et les voisines. Voilà pourquoi elle est conne ma mère, une pauvre inculte. Ce n’est que grâce à la télévision qu’elle s'est rendue compte qu'il y a un monde en dehors de son petit village d'origine, de la ville et des voisines… Et encore : la télé lui a appris qu’au Mexique et en Turquie, eh bien on parle en arabe classique. Et personne, personne, n’enlèvera cette idée de sa tête".

Source: le360.ma

mercredi 4 septembre 2013

BRUXELLES Le ‘Kiss in – To Russia with love’ se tiendra le dimanche 8 septembre et a pour but de témoigner le soutien du réseau LGBTQI belge aux victimes du gouvernement Poutine.

International Kiss-In-Brussels
Outrage!, Rainbowhouse Brussels, çavaria et les CHEFF organisent une action de solidarité à l’ambassade de Russie de Bruxelles.
Le ‘Kiss in – To Russia with love’ se tiendra le dimanche 8 septembre et a pour but de témoigner le soutien du réseau LGBTQI belge aux victimes du gouvernement Poutine.
Actuellement en Russie, toute critique, différence d’opinion, que ce soit sur le plan politique ou social est réprimée. Le gouvernement russe manifeste clairement son refus de respecter ses obligations nationales et internationales en matière de droits humains envers tou-te-s ses citoyen-ne-s, notamment envers ses minorités (religieuses, sexuelles, politiques et ethniques).
En 2012 et 2013, plusieurs lois promulguées par le gouvernement russe ont inquiété la communauté internationale. À savoir : différentes lois liberticides dirigées contre les doctrines religieuses non reconnues par l’Etat russe, mais également le « Foreign Agent Act » visant les ONG ayant des liens internationaux et enfin, la loi anti-propagande, qui interdit la visibilité des relations ‘non-hétérosexuelles ».
Poutine se présente comme le protecteur des valeurs traditionnelles russes et réprime tout et tou-te-s ceux-elles qui émettent une critique ou un doute sur ces « dites » valeurs. Les journalistes, avocats et activistes des droits humains ne peuvent plus exercer leur travail convenablement. La loi anti-propagande promeut l’intolérance envers la communauté LGBTQI et ses sympathisant-e-s”, dit Jeroen Borghs, porte-parole de Çavaria.
“La loi anti-propagande a pour effet que les jeunes ne reçoivent plus d’informations correctes sur la sexualité”, déclare la Rainbowhouse Brussels. “De plus, cette loi limite la liberté d’expression étant donné que toute personne qui dit ou écrit quelque chose sur la communauté LGBTQI est punissable d’une amende, voir même d’un emprisonnement.”
Avec le ‘Kiss in – To Russia with love’, nous faisons savoir aux victimes de répression en Russie que nous saisirons toute occasion de nous adresser à leur gouvernement concernant leur responsabilité à protéger leurs citoyen-ne-s contre les discriminations et les violences”, explique Björn Pius d’Outrage!.
“Nous appelons également les différents gouvernements et organisations belges, dont le Comité Olympique Belge, à entrer en contacts avec les organisations œuvrant pour les droits humains.
Cette rencontre devrait permettre d’adopter une position claire et d’élaborer ensemble un cahier de revendications, afin que ces Jeux Olympiques d’hiver soient aussi la vitrine du respect des valeurs d’égalité que prône la charte olympique elle-même.”
15:00
Avenue De Fré, 66 Uccle
Programme:
- bref discours
- kiss de 1 minute
- interventions par deux representants russes
- 2e kiss
- accrochage de rubans colorés (offert par l’organisation) aux barrières de l’ambassade
Contact
Rainbowhouse Brussels
François Massoz-Fouillien
+32 (0) 496/0505.73
https://www.facebook.com/pages/Rainbowhouse-Brussels/310357292312484


mardi 3 septembre 2013

BELGIQUE : modification de la longueur du sejour des etrangers (moniteur du 01/07/2013)


Cette loi porte à 5 ans la durée du séjour pour que le citoyen UE et son membre de famille accèdent au séjour permanent. Elle restreint également le droit à l’aide sociale et au revenu d’intégration.


TITRE 3. - Asile et Migration et Intégration sociale

CHAPITRE 1er. - Modifications de la loi du 15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers

Art. 15. Le présent chapitre transpose partiellement la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, modifiant le règlement (CEE) n° 1612/68 et abrogeant les directives 64/221/CEE, 68/360/CEE, 72/194/CEE, 73/148/CEE, 75/34/CEE, 75/35/CEE, 90/364/CEE, 90/365/CEE et 93/96/CEE.

Art. 16. A l'article 42ter, § 1er, de la loi du 15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers, inséré par la loi du 25 avril 2007 et remplacé par la loi du 8 juillet 2011, les modifications suivantes sont apportées : 
1° dans l'alinéa 1er, les mots "durant les trois premières années" sont remplacés par les mots "dans les cinq années";
2° l'alinéa 2 est abrogé.

Art. 17. A l'article 42quater, § 1er, de la même loi, inséré par la loi du 25 avril 2007 et remplacé par la loi du 8 juillet 2011, les modifications suivantes sont apportées : 
1° dans l'alinéa 1er, les mots "durant les trois premières années" sont remplacés par les mots "dans les cinq années";
2° l'alinéa 2 est abrogé.

Art. 18. A l'article 42quinquies, de la même loi, inséré par la loi du 25 avril 2007, les modifications suivantes sont apportées : 
1° dans le § 1er, les mots "alinéa 1er, 1° et 2°" sont abrogés et le mot "trois" est remplacé par le mot "cinq";
2° le § 2 est abrogé.

Art. 19. Dans la phrase introductive de l'article 42sexies, alinéa 1er, de la même loi, inséré par la loi du 25 avril 2007, le mot "trois" est remplacé par le mot "cinq".

CHAPITRE 2. - Modifications de la loi du 8 juillet 1976 organique des centres publics d'action sociale et de la loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l'intégration sociale

Art. 20. Dans la loi du 8 juillet 1976 organique des centres publics d'action sociale, il est inséré un article 57sexies, rédigé comme suit : 
"Art. 57sexies. Par dérogation aux dispositions de la présente loi, l'aide sociale n'est pas due par le centre à l' étranger autorisé au séjour sur la base de l'article 9bis de la loi du 15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers, en raison d'un permis de travail B ou d'une carte professionnelle.".

Art. 21. Dans l'article 3, 3°, de la loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l'intégration sociale, inséré par la loi du 27 décembre 2006, le deuxième tiret est remplacé par ce qui suit : 
"- soit bénéficier, en tant que citoyen de l'Union européenne ou en tant que membre de sa famille qui l'accompagne ou le rejoint, d'un droit de séjour de plus de trois mois conformément à la loi du 15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement et l'éloignement des étrangers. Cette catégorie de personnes ne bénéficie du droit à l'intégration sociale qu'après les trois premiers mois de ce séjour;".